Lundi 19 janvier 2026 à 19h
Les Juifs d’Istanbul : entre visibilité et invisibilisation dans l’espace urbain
La présence juive à Istanbul s’inscrit dans une histoire urbaine marquée par des dynamiques de visibilité et d’invisibilisation. Cette intervention propose une lecture sociologique des transformations de la présence juive dans la ville, en analysant à la fois les dispositifs institutionnels de visibilité (synagogues, écoles, musée, cimetière, presse communautaire) et les trajectoires individuelles. À partir d’une enquête de terrain menée auprès de Juifs d’Istanbul, j’examinerai comment les membres de cette minorité naviguent entre mise en retrait et affirmation identitaire dans un contexte majoritaire musulman. Loin d’une simple dichotomie entre présence et effacement, il s’agit de montrer comment la visibilité est une construction sociale, façonnée par les relations avec la société majoritaire, les politiques urbaines et les reconfigurations internes à la communauté.
Par Elsa Pinar-Kilavuz
Diplômée en sociologie, Elsa Pinar Kilavuz est actuellement doctorante à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS). Elle enseigne la sociologie-anthropologie et l’anthropologie religieuse à l’Université Paris 1- Panthéon Sorbonne depuis 2017.
Elle a obtenu sa licence de sociologie à l’Université de Nice-Sophia Antipolis , son mémoire de licence est sur « la consommation des aliments cacherout et la socialisation » Elle a obtenu son master de sociologie et anthropologie : migrations et relations interethniques à l’Université Paris VII Denis Diderot en ,son mémoire de master est sur « les formes de la judéité au niveau institutionnelle. Réflexions sur l’œuvre de Secours aux Enfants ».
Sa thèse de doctorat a pour sujet la condition minoritaire des juifs d’Istanbul et leur visibilité dans l’espace urbain. Elle s’intéresse plus particulièrement à la relation entre une minorité et l’espace urbain. Il s’agit de comprendre dans un premier temps comment la minorité juive se représente, conserve son patrimoine culturel dans l’espace urbain, plus précisément dans la ville d’Istanbul. Dans un deuxième temps, il s’agit d’analyser le lien entre les anciens quartiers juifs d’Istanbul et le sentiment de la nostalgie, la création d’un lien symbolique.
L’objet de recherche est l’interaction entre la minorité juive et la société environnante par la biais de l’espace urbain. Les questions de recherche sont les suivantes : comment la minorité juive se construit, se maintient, se renouvelle et s’adapte dans l’espace urbain ? Comment cette minorité rend visible son appartenance ? Comment les institutions gèrent leurs relations avec la société ?
Connaissez-vous l'Institut Elie Wiesel ?
PARTAGER L'ARTICLE
Informations et réservations
