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Ady Steg nous a quittés. L’ECUJE lui rend hommage.

Ady Steg n’a pas fondé le Centre Communautaire de Paris (l’ECUJE aujourd’hui), il ne l’a jamais dirigé ni même présidé. Mais il a fait bien plus. De par son histoire, son destin et action, il a rendu possible notre existence.

Pour nous, responsables de l’ECUJE et de l’Institut Universitaire Elie Wiesel, nous savons à quel point il a été un exceptionnel soutien dès la création du Centre Communautaire de Paris ; et comment ne pas être sensible à la dédicace d’Elie Wiesel en exergue à son ouvrage Et où vas-tu ? : « Pour Ady Steg, allié et ami E.W ».

Ady Steg, fait partie des pionniers de la renaissance du judaïsme français d’après-guerre. Il a tant et tant fait pour les institutions juives que ce matin en apprenant son décès, c’est toute la communauté qui est orpheline.

Ady Steg n’a pas seulement suivi le destin des Juifs de France, il l’a incarné faisant sienne cette injonction du survivant de ne jamais se contenter de traverser la vie mais de lui donner du sens.

Comme beaucoup d’entre nous, il venait d’ailleurs, de loin, la Tchécoslovaquie pour être précis. Dans les années 30, sa famille arrive à Paris. Quand vous passerez rue des Hospitalières Saint-Gervais le dimanche, souvenez-vous qu’il a fréquenté son école élémentaire. Rescapé de la rafle du Vel d’Hiv, engagé dans la Résistance, médecin, professeur émérite et infatigable militant, Ady Steg était bien plus qu’une figure tutélaire, il était un modèle.

Il fut l’un des leaders de l’Union mondiale des étudiants juifs (WUJS), membre de l’Académie nationale de médecine, ancien président du CRIF, président de l’Alliance Israélite Universelle, membre du Comité d’honneur français de la Fondation France-Israël mais aussi vice-président de la mission d’étude sur la spoliation des juifs de France dite Mission Mattéoli; Ady Steg était un grand professionnel et un homme dévoué aux institutions. Il était de tous les combats. Et aujourd’hui c’est une page qui se tourne pour nous tous.

En 2001, dans son discours de remise des insignes de Grand officier de la Légion d’honneur, le président Jacques Chirac rappelle “Un destin suppose d’abord, de la part de celui qui le construit, une immense volonté. L’on mesure bien combien grande fut la vôtre”. La volonté constante qu’Ady Steg mit toute sa vie au service d’un engagement professionnel, communautaire, personnel, moral et spirituel toujours tourné vers le collectif nous éclaire et nous oblige.

Son sens du devoir, son souci de la communauté et l’exemplarité de son action nous ont donné le cap. A nous de le tenir et d’en être les dignes héritiers.

A Gilberte son épouse qui partagea tous ses combats,
A Jean-Michel et Gabriel-Philippe, ses fils qui dès leur plus jeune âge furent et sont toujours les porteurs de sa flamme,
nous adressons tous nos vœux de consolation.

(crédit photo : © Alain Azria)

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Ecuje