Mercredi 27 mai 2026 à 19h30
L’ECUJE vous invite à découvrir Le bouquiniste Mendel de Stefan Zweig, adapté par Jean-Luc Giorno. Une pièce intense et profondément humaine, où la passion des livres rencontre le fracas de l’Histoire.
Dans la Vienne du début du XXe siècle, Jakob Mendel est une légende parmi les bibliophiles. Mémoire vivante du savoir imprimé, cet homme singulier vit entouré de livres, absorbé par leur monde au point d’en oublier presque tout le reste. Mais lorsque la guerre éclate, ce pacifiste passionné devient suspect. À travers son destin, Zweig éclaire avec force les ravages de la peur, du rejet et de l’intolérance.
Portée par l’adaptation de Jean-Luc Giorno et la mise en scène d’Yves Patrick Grima, cette création fait le choix d’un théâtre épuré, centré sur la puissance du récit, des voix et de l’imaginaire. Une œuvre littéraire et théâtrale bouleversante sur la mémoire, l’exil, l’humanisme et la fragilité des civilisations.
Une soirée à ne pas manquer pour redécouvrir Stefan Zweig dans toute son intensité !
L’auteur : Stefan ZWEIG (1881 – 1942)
Ecrivain, dramaturge, journaliste, biographe autrichien, ami de Sigmund Freud, Arthur Schnitzler, Romain Rolland, Richard Strauss, Émile Verhaeren, Stefan Zweig a fait partie de l’intelligentsia viennoise. Il quitte son pays natal en 1934, en raison de la montée du nazisme et de ses origines juives, pour se réfugier à Londres, puis au Brésil où il se suicidera avec sa femme Lotte . Son oeuvre est constituée essentiellement de biographies (Joseph Fouché, Marie-Antoinette, Marie Stuart), mais aussi de romans et de nouvelles (Amok, La Pitié dangereuse, La Confusion des sentiments, Le Joueur d’échecs). Dans son livre testament, Le Monde d’hier. Souvenirs d’un Européen, Zweig se fait chroniqueur de l’« âge d’or » de l’Europe et analyse ce qu’il considère comme l’échec d’une civilisation.
NOTE D’INTENTION de l’adaptateur – Jean-Luc GIORNO
C’est dans le courant de mes lectures, à la recherche, après mon long compagnonnage avec Bartleby (d’Herman Melville), d’une autre aventure théâtrale, que j’ai rencontré, dans l’oeuvre de Stefan Zweig, le bouquiniste Mendel. Et tout de suite ce personnage m’a attiré parce que, à un moment de ma vie, j’avais croisé pendant plusieurs années un personnage très similaire. Dans une vie précédente j’étais pédiatre. Mon maitre fut un homme qui, après un parcours tragique (déporté pendant un an à Auschwitz) était devenu, à l’époque où la mémoire du monde ne se trouvait que dans les livres et dans le cerveau de l’homme, une référence dans le monde médical tant sa connaissance livresque était presque infinie. Dans son domaine on avait toujours l’impression qu’il avait tout lu et, de ce fait, avait réponse à tout.
Leur judéité commune, et la tragédie qui les avaient traversés, comme elle avait traversé la vie de Stéphane Zweig, malgré une époque différente, me les rendait très proches. Je percevais comme un hommage le fait de me glisser dans la peau d’un tel personnage.
Après le long travail nécessaire pour en faire un spectacle théâtral à la hauteur du texte de Zweig, Yves Patrick Grima, mon ami et complice de longue date, et moi-même avons le plaisir et l’espoir d’en avoir fait un ouvrage abouti.
Nicole GIORNO : comédienne.
Ses dernières interprétations : « Oncle Vania » de Tchekhov, « Les bonnes » de Genet, « Le Mystère de la rue de la Harpe » création compagnie Naphralytep, « La jalousie de Barbouille » de Molière, « Le Gora » de Courteline, « La nuit de Valognes » d’E. E. Schmit, « Knock » de J. Renard, « Les petites saletés » d’A. Laurenceau, « Les grandes occasions » de B. Slade, « L’insoumise » et « Carré de femmes » de C. Mercadié, « Agnès Belladone » de JP Allègre, « L’Alliance de Montaigne » d’André Agard, « Les Nuits de Georges de la Tour » de Barbara Lecompte.
NOTE D’INTENTION du metteur en scène – Yves Patrick GRIMA
Stefan Zweig à travers l’histoire du bouquiniste Mendel, développe une forte tension humaniste dans le contexte historique trouble de la première guerre mondiale : la méfiance envers l’étranger, à fortiori juif, provoque l’emprisonnement puis la destruction d’un grand nombre de civils.
Zweig dénonce les sectarismes, qu’il s’agisse d’antisémitisme, d’homophobie ou de toute autre forme de rejet et d’intolérance. Par ce texte il nous met en garde et démontre les résultats déplorables et pathétiques de la haine et du mépris de l’Autre.
Zweig parvient, avec une histoire presque anecdotique, à pointer avec force et précision un fléau redoutable et malheureusement éternel. A la manière du conte, il nous montre comment la peur engendre la bêtise puis la violence de l’injustice.
La mise en scène, repose sur le dépouillement de l’espace scénique, permettant ainsi de mettre en exergue la qualité de la narration, la composition des personnages et le vécu des situations. Aucun artifice de décors. Seule la puissance évocatrice des sons (musiques et bruitages) entraine le public à travers son propre imaginaire. L’imaginaire : le plus puissant des vecteurs d’émotions, dans un premier temps, puis des vecteurs de réflexion dans un second temps.
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D’après Stefan Zweig
Adaptation : Jean-Luc Giorno
Mise en scène : Yves Patrick Grima
Comédienne : Nicole Giorno
Comédien : Jean-Luc Giorno
- 119 rue La Fayette Paris 10
- Bus : lignes 26, 38, 43, 45, 54, 91
- Velib’ : Marché Saint-Quentin – Gare du Nord
- Garage d’Abbeville – Indigo Paris Franz Liszt


