Mercredi 16 juin 2027 à 20h
À travers les lieder de Franz Schubert, les mélodies de Jeanne Leleu et d'Henri Duparc, ce programme célèbre la rencontre de la poésie et de la musique. Des élans romantiques de Schubert à la profondeur des Sonnets de Michel-Angede Leleu, jusqu'aux mélodies ciselées de Duparc, il dessine un parcours où se mêlent amour, contemplation, nature et quête d'idéal. « Les lieder et les ballades de Schubert nous accompagnent depuis plusieurs années, et nous avons aujourd’hui le désir d’approfondir encore son univers. Nous avons également eu la chance de redécouvrir Jeanne Leleu grâce à la Cité des Compositrices et à La Boîte à Pépites, puis d’enregistrer ses Six Sonnets de Michel-Ange en première mondiale en 2024. Quant à Duparc, notre intégrale paraîtra fin février chez Harmonia Mundi. » — Célia Oneto Bensaid
Chez Schubert, la voix se fait tour à tour récit, confidence et théâtre intérieur. Des tourments de Marguerite au rouet à la ferveur de la jeune nonne, de l’éclat mouvant de l’eau aux ombres fantastiques du Zwerg, ses lieder donnent corps aux élans de l’amour, à la contemplation de la nature et aux vertiges de l’âme.
Les Six Sonnets de Michel-Ange de Jeanne Leleu révèlent quant à eux une écriture ardente et expressive, nourrie par la puissance des vers du maître italien. Redécouvert et enregistré en première mondiale par les deux artistes en 2024, ce cycle rare fait entendre une voix singulière de la musique française du XXe siècle.
Les mélodies d’Henri Duparc déploient enfin leur richesse harmonique, leur sensualité et leur souffle dramatique. De la quête inquiète du Manoir de Rosemonde à l’idéal lointain de L’Invitation au voyage, elles composent un univers où le rêve, le désir, la mémoire et la mélancolie s’entrelacent.
Franz Schubert (1797-1828) :
Romanze « Der Vollmond strahlt auf Bergeshöh’n » | Rosamunde, D 797, n° 3b
Gretchen am Spinnrade, D 118
Die junge Nonne, D 828
Auf dem Wasser zu singen, D 774
Der Zwerg, D 771
An die Musik, D 547
Jeanne Leleu (1898-1979) : Extraits des Six Sonnets de Michel-Ange
n° 1, « Tout ce qu’un grand artiste »
n° 4, « Qu’il est doux, le festin de ces fleurs »
n° 5, « Ils sont rompus, ces liens »
n° 6, « C’est ici que mon unique bien »
Henri Duparc (1848-1933) :
Le manoir de Rosemonde
La vie antérieure
Testament
Lamento
Crédits photo originale : © Capucine de Chocqueuse
LE DUO
Partenaires privilégiées depuis plus de dix ans, la soprano Marie-Laure Garnier et la pianiste Célia Oneto Bensaid forment l’un des duos les plus remarqués de la scène classique française.
Lauréates du Prix de la mélodie française au Concours international de chant-piano Nadia et Lili Boulanger en 2017, puis de l’Académie Orsay-Royaumont, elles explorent un vaste répertoire allant du lied à la mélodie française et aux spirituals afro-américains.
Leur album Songs of Hope, paru chez NoMadMusic, témoigne de leur complicité et de leur goût pour les programmes qui font dialoguer répertoires et traditions. En février 2027, le duo fait paraître une intégrale des mélodies d’Henri Duparc chez Harmonia Mundi.
MARIE-LAURE GARNIER,
Marie-Laure Garnier commence son parcours artistique en Guyane. En 2009, elle intègre la classe de chant lyrique de Malcolm Walker au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris. Après un brillant Prix de chant, elle obtient un Diplôme d’Artiste Interprète ainsi qu’un Master de Musique de Chambre.
Nommée Révélation lyrique ADAMI en 2013, Marie-Laure Garnier est lauréate de l’Académie Orsay-Royaumont et du Festival lyrique d’Aix-en-Provence. Elle remporte le Second prix au Concours International de chant de Mâcon en 2014 et le Premier Prix au Concours Cziffra en 2015. En 2019, elle se distingue au prestigieux Concours Voix des Outremer et remporte le Grand Prix. En 2021, elle est Révélation lyrique aux Victoires de la musique classique. Elle se voit décerner le prix Révélation Musicale de l’année par le Syndicat de la Critique en 2022.
La soprano est invitée à se produire sur les scènes les plus prestigieuses telles que le Théâtre des Champs Élysées, la Philharmonie de Paris, le Capitole de Toulouse, les Opéra de Versailles, Bordeaux, Rouen, Quimper, le Festival de La Chaise Dieu, le Festival Pablo Casals et bien d’autres. Elle fait une apparition très remarquée lors du Grand concert de Paris, le 14 juillet dernier aux pieds de la Tour Eiffel. Par ailleurs, l’artiste rayonne sur les scènes internationales comme Oxford Lieder Festival, l’Auditorium Reina Sofia à Madrid, la Salle Bourgie de Montréal, le Wigmore Hall de Londres, l’Orangerie du Manoir de Skebo en Suède, la SchumannHauss en Allemagne, ou encore au Théâtre du Bolchoi à Moscou ou au Théâtre National de Santo-Domingo.
Sa discographie témoigne de son attachement à la mélodie française, au lied et aux répertoires injustement méconnus. Elle enregistre notamment Le Promenoir des amants avec Célia Oneto Bensaid, Les Chants de l’âme, consacré à Olivier Greif et Thierry Escaich, Après Tristan, ainsi que Songs of Hope, dans lequel elle fait dialoguer mélodie française et spirituals afro-américains. Elle retrouve Célia Oneto Bensaid et le Quatuor Hanson pour Chants nostalgiques (b·records) et participe aux albums de La Boîte à Pépites consacrés à Charlotte Sohy et Jeanne Leleu.
Marie-Laure Garnier s’était déjà distinguée dans le rôle haut en couleurs de La Cantatrice dans Reigen de Philippe Boesmans. Et c’est au Théâtre du Capitole de Toulouse qu’elle fait réellement ses débuts ; elle incarne tour à tour les rôles de Gerhilde (Die Walküre, Wagner), Ygraine (Ariane et Barbe bleue, Dukas), la Cinquième servante (Elektra, Strauss), Junon (Platée, Rameau). La soprano a fait forte impression dans les rôles du Chœur Féminin (Le Viol de Lucrèce, Britten), de Geneviève (Pelléas et Mélisande, Debussy), de Damielle (Les Ailes du désir, Othman Louati), Carmen (Bizet), Vénus (Orphée aux enfers, Offenbach) et Tosca (Puccini).
CELIA ONETO BENSAID, piano,
Célia Oneto Bensaid est diplômée du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, où elle obtient cinq prix avec les plus hautes distinctions, puis de l’École normale de musique de Paris, qui lui décerne le Diplôme supérieur de concertiste. Elle bénéficie parallèlement des conseils de Claire Désert, Brigitte Engerer, Maria João Pires, Jean-Claude Pennetier et Rena Shereshevskaya.
Artiste Yamaha, soutenue par les fondations Banque Populaire et Safran, elle est lauréate de nombreux concours en solo et en musique de chambre, parmi lesquels Piano Campus, la Fondation Cziffra, le Concours Nadia et Lili Boulanger, Pro Musicis et le Prix HSBC du Festival d’Aix-en-Provence. Elle reçoit également le Prix du public de la Société des Arts de Genève en 2017 et devient, en 2020, la première lauréate du Trophée K2 dans la catégorie « Musique classique ».
Pianiste curieuse et engagée, elle défend avec une prédilection la musique française et américaine, la création contemporaine ainsi que les œuvres de compositrices. Elle a notamment créé des pièces de Kaija Saariaho, Diana Syrse, Camille Pépin et Fabien Waksman. Invitée à la Philharmonie de Paris, au Théâtre des Champs-Élysées, au Wigmore Hall de Londres, à la Salle Bourgie de Montréal ou encore au Grand Théâtre de Harbin, elle se produit également dans de nombreux festivals, parmi lesquels La Roque-d’Anthéron, Piano aux Jacobins et La Folle Journée de Nantes.
En soliste, elle joue avec l’Orchestre national Avignon-Provence, l’Orchestre national de Bretagne, l’Orchestre de la Garde républicaine et l’Orchestre de l’Opéra de Toulon, dans les grands concertos du répertoire comme dans des œuvres plus rares de Vítězslava Kaprálová ou Marie Jaëll.
Chambriste recherchée, elle partage notamment la scène avec Renaud Capuçon, Elsa Dreisig, Marie-Laure Garnier, Olivia Gay, le Quatuor Hanson, Héloïse Luzzati, Raphaëlle Moreau et Alexandre Pascal.
Sa discographie reflète l’étendue de ses répertoires de prédilection : American Touches, Metamorphosis, Songs of Hope avec Marie-Laure Garnier, les Pièces de Dante de Marie Jaëll et Sparklight, consacré aux Premiers Concertos de Liszt et de Marie Jaëll. Elle participe également aux projets de La Boîte à Pépites consacrés aux compositrices Charlotte Sohy, Rita Strohl et Jeanne Leleu. En juin 2026, elle présente à Classique à l’ECUJE la première parisienne de son nouvel album consacré à Philip Glass.
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15,00€ – 60,00€Plage de prix : 15,00€ à 60,00€
- Ouverture des portes à 19h
- Début du concert à 20h
- ECUJE, 119 rue La Fayette 75010 Paris
- Bus : lignes 26, 38, 43, 45, 54, 91
- Garage d'Abbeville - Indigo Paris Franz Liszt
- Velib' : Marché Saint-Quentin - Gare du Nord
- Infos : +33 (0)1 53 20 52 52 - infos@ecuje.fr
- Billetterie en ligne : https://www.ecuje.fr/classique-a-lecuje/
