
Classique à l’ECUJE · Saison 2026-2027
Inès Halimi avec le Quatuor Ellipsos
Mercredi 17 mars 2027 à 20h · Paris 10e
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Une voix de femme, un quatuor de saxophones.
Ce projet, mêlant musique et poésie, questionne les notions de sacré et de profane. “Prières”, au pluriel, c’est reconnaître l’unicité de chacun – à travers une multitude d’œuvres, littéraires et musicales – dans son cheminement intérieur.
Tarif plein : 28 € · Tarif réduit : 20 € · Tarif réduit CM10 : 10 € · Carré Or : 60 €
“À quoi bon chanter, si Dieu n’entre pas dans la danse ?
J’ai écrit ‘Prières’ lors de ma résidence d’écriture à la Fondation Jan Michalski, au cours de l’hiver 2023. Perchée au sommet de ma cabane d’écrivaine, plongée dans un monde de lectures, de rêveries, de marches et de rencontres - tout en parcourant chaque jour la sublime bibliothèque de la Fondation - j’ai pu lire et découvrir la poésie du monde entier : grecque, turque, persane, hébraïque, irakienne, roumaine, somalienne, japonaise…
En pleine immersion poétique et musicale, durant sept semaines, j’ai élaboré un programme mêlant musique et poésie. Du-haut de mon logis, j’écoutais - des heures durant - de la musique de tous âges, afin de sélectionner un répertoire qui serait en adéquation avec cette thématique.
Alors, sacré ou profane ?
J’ai donc élaboré un programme musical issu de la musique sacrée et de la musique profane, avec notamment des extraits de la Grande Messe en Ut mineur et du motet Exsultate, Jubilate de W. A. Mozart; ou encore l’Ave Maria extrait de l’opéra Otello de G. Verdi. Pour ce faire, j’ai réalisé un travail de composition musicale, d’arrangement, de réduction d’orchestre et de réécriture, afin d’adapter les œuvres pour la voix de soprano et le quatuor de saxophones.
En guise d’ouverture du programme, la Sonata en trio no 6 op.3 d’ A. Corelli, appelée « sonate d’église » (sonate da chiesa), est une œuvre musicale, purement instrumentale, très en vogue au XVIIe et au XVIIIe siècle. Elle est écrite pour un ou deux instruments mélodiques (tel que le violon) et elle est généralement accompagnée d’une basse continue. Corelli estimait que les « violons devaient chanter ! ». Pour cet arrangement, j’ai donc pensé à faire « chanter les saxophones », et à y insérer la voix de soprano, de telle sorte à ce que nos cinq instruments se mêlent et se répondent dans un même souffle.
Pour la partie purement compositionnelle, mes pièces sont influencées par la psalmodie et le madrigal, basées sur des textes sacrés, comme le Cantique des Cantiques ou encore de la poésie soufie du 10ème et du 13ème siècle. Les quatre membres du quatuor de saxophones sont également dotés d’une belle voix. Je tenais donc à exploiter cette qualité à part entière de l’ensemble, en proposant des combinaisons de timbres et de couleurs, riches et variées, tout au long du parcours musical : quintette vocal, voix a capella, voix et saxophones, saxophone seul, etc.
C’est ainsi qu’est né Le Maître d’amour, un cycle de quatre madrigaux pour cinq voix a cappella, basé sur des poèmes soufis du grand poète Ibn Arabi (1165-1240). Sensible aux accointances poétiques et spirituelles entre ce poète et le poète Mansur al-Hallaj (858-922), j’ai procédé à un travail d’assemblage de courtes poésies des deux auteurs, que j’ai tissées ensemble, afin d’obtenir un seul et même poème: Chant d’harmonie, est le fruit de ce travail littéraire et poétique, à partir duquel j’ai composé une vocalise a cappella, pour voix de soprano seule.
Et il fût un temps où je priais...dans mon for intérieur, dans mes ombres et ma lumière...
En parallèle de la construction musicale, j’ai écrit un recueil de poèmes autour de ces mêmes thèmes de la prière, du sacré et du profane; de telle sorte à ce que la poésie parsème le programme du concert et guide l'auditeur vers son cheminement intérieur. J’ai écrit cette poésie dans des espaces teintés d’énergies très diverses, au sein de la Fondation Jan Michalski, mais aussi dans différents pays: en Italie à Milan – où j’ai vécu quelques mois au sortir de la résidence d’écriture – puis en Suisse à Lausanne, puis en France à Paris.
‘Prières’ est ainsi le fruit de trois années de travail, d’écoute, d’observations, de pérégrinations et de rencontres... L’idée m’a littéralement « traversée » à l’été 2022, et ne cesse de m’accompagner jusqu’à Aujourd’hui, à cet instant où je vous la propose.
Rêvons le présent
Ancrés dans les lueurs
Doutons de tout
En toute confiance”
– Inès Halimi
Crédits photos originales : Inès Halimi © Clément Lambla ; Quatuor Ellipsos © Paris Photo Studio
Inès Halimi, est une artiste aux multiples talents : compositrice, chanteuse, pianiste, cheffe d’orchestre, auteure et pédagogue. Directrice artistique de la Compagnie …Sans Oublier…, elle crée et produit des spectacles pluridisciplinaires, mêlant musique, théâtre, littérature, danse, peinture et cinéma.
Née en 1993 à Paris, dotée d’un parcours atypique menant de front, dès l’enfance, des études de musique classique et de jazz, elle déploie un univers tout à fait singulier, riche de sonorités, d’influences, d’esthétiques plurielles et complémentaires.
Sa passion de toujours ? Chanter, écrire des notes et des mots, jouer, danser, lire, observer, créer…
Lors de sa dernière année d’études à la Haute École de Musique de Lausanne en 2018, elle crée la Compagnie …Sans Oublier…, au sein de laquelle elle développe son langage poétique, musicale et dramaturgique, elle s’associe à des artistes qu’elle affectionne et crée des spectacles pluridisciplinaires : Giacometti ou le Jeu des Mots (2019), Mon père sur mes épaules (2020), Rencontres (2022). En 2023, elle sort du cadre habituel en réalisant un court métrage, intitulé Dialogues hébraïques. À cette occasion, elle collabore avec un réalisateur de cinéma, tout en préservant la direction artistique du projet : dans ce film, elle joue, chante et danse en duo avec le danseur de renom Gabriel Arenas Ruiz, tout juste sorti du Béjart-Ballet Lausanne.
En 2025, elle crée Prières, son nouveau spectacle en association avec le Quatuor Ellipsos : cette cinquième création de la Compagnie autour du « sacré et profane », est actuellement en tournée à l’international.
En parallèle de ses spectacles, elle compose pour des artistes de renommée internationale tels que Marina Viotti, Rolando Villazón ou encore le Quatuor Ellipsos, ainsi que pour des institutions prestigieuses comme le Stiftung Mozarteum Festival de Salzbourg (2024), ou encore l’Opéra de Lausanne (2020).
Sa signature ? Écrire sur-mesure pour les artistes qui l’inspirent. Inès Halimi aime par-dessus tout plonger dans l’univers, la voix, le timbre du chanteur ou du musicien pour lequel elle écrit.
« Pendant mes études, j’étais perçue par les musiciens de jazz comme une « chanteuse classique » et pour les musiciens classiques, comme une « chanteuse de jazz… »
Quatuor Ellipsos
Paul-Fathi Lacomb, saxophone soprano
Julien Bréchet, saxophone alto
Sylvain Jarry, saxophone ténor
Nicolas Herrouët, saxophone baryton
Ouverture des portes à 19h
Bar et snacking dès 19h
Début du concert à 20h
ECUJE
119 rue La Fayette, 75010 Paris
Métro : Poissonnière ou Gare du Nord
Bus : 26, 38, 43, 45, 54, 91
Vélib’ : Marché Saint-Quentin ou Gare du Nord
Parking : Garage d’Abbeville, Indigo Paris Franz Liszt
Les prochains concerts de Classique à l’ECUJE.







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